Témoignages

BELMAIN Elisa - promotion 2015/2016 (CR novembre 2017)

Chargée de mission SIG à la Direction du Digital de Gares & Connexions,groupe SNCF

J'ai commencé à travailler 2 mois après l'obtention de mon diplôme et n'ai pas changé de poste depuis. Mes missions sont la modélisation des gares principales pour l'analyse des flux de voyageurs à l'intérieur de la gare, la création de cartes à la demande, le développement d'un projet de portail cartographique interne et l'échange avec les différents métiers de la branche pour répondre à leurs besoins de cartes.

Le master Géomatique m'a permis de vraiment maîtriser les outils SIG que j'utilise au quotidien dans mon travail grâce aux différents projets réalisés pendant les 2 années de formation. La diversité des enseignements (informatique, géographie, télédétection...) m'a apporté de nombreuses compétences qui me permettent de m'adapter facilement à une nouvelle situation professionnelle. Je me sens à l'aise dans les missions qui me sont confiées. 

 

LAVAURE Jimmy - promotion 2014/2015 (CR proposé le 6 novembre 2017)

Diplômé du Master Géomatique en 2015, je suis actuellement "Cartographe". En soit, je suis responsable du développement des SIG au sein d'une jeune start-up dans les énergies renouvelables : Éléments. J'ai structuré et créé un SIG basé sur le "binôme" PostGIS/QGIS. Je mets en place des processus pour automatiser certaines actions avec l'outil Geokettle par exemple (un ETL). Ensuite j'administre des bases de données, j'effectue de la veille de données, je réalise des études spatiales plus ou moins complexes en lien avec les énergies renouvelables et le territoire, je produis des cartes et des plans pour gérer et présenter nos projets ou encore je réalise des audits de territoire pour définir le potentiel éolien ou photovoltaïque. Ce sont mes principales missions.

 

Le temps du Master et durant l'année qui a suivi j'étais auto-entrepreneur, je réalisais des missions liées aux SIG pour diverses entreprises tel que TomTom, le bureau d'étude Altermap ou encore SODIS (entreprise où j'ai réalisé mon stage). A la suite de mon stage de fin d'étude en géomarketing (réalisé au sein de l'entreprise SODIS, filiale du groupe McCormick qui gère les marques agroalimentaires Ducros et Vahiné) j'ai travaillé deux mois au sein de l'entreprise Pixelius pour numériser des données liées à la PAC. Ensuite je suis resté au chômage 3 mois avant de signer un CDD de 3 mois, puis un CDI avec le bureau d'étude LM Ingénierie. Je suis resté un an en tant qu’assistant chef de projet aménagement numérique des territoires/SIG où l'idée était de numériser des projets de montée en débit (Fibre Optique) sur un SIG et AutoCAD. J'ai ensuite démissionné de mon poste (notamment pour le manque d’intérêt envers ce métier) pour mon emploi actuel, qui fut un CDD de 6 mois qui s'est transformé en CDI en 2017. J'ai désormais des responsabilités dans une entreprise dynamique et dans un milieu noble qui m'intéresse, le tout en lien avec mes études.

 

Je suis un "pur" Paul-Valéry. Ma licence géographie et aménagement du territoire me permet aujourd'hui de comprendre le fonctionnement des territoires. Je pense particulièrement au fonctionnement des collectivités territoriales et aux documents d'urbanisme. Je vois deux grandes valeurs ajoutées concernant le Master Géomatique de Montpellier. La première est la quantité importante d'informations qu'on apprend, cela nous permet de connaitre l'ensemble des technologies et des applications concrètes de notre discipline. La deuxième c'est l'expertise d'un logiciel, d'une technologie (ex : QGIS et l'open-source, le webmapping, la télédétection, base de données ...). A titre personnel la veille technologique et l'expertise d'un logiciel m'a permis de décrocher un très bon stage et aujourd'hui un emploi passionnant en CDI.

 

MAUTARD Samuel (promotion 2016/2017)

Originaire de Toulouse et passionné par la géographie depuis tout petit, je suis extrêmement ravi par mes 2 dernières années d’études passées au sein du Master Géomatique de Montpellier.

Pour présenter rapidement mon cursus universitaire, j’ai décidé à la fin du lycée de faire de la cartographie mon métier (combinant ma passion et mon aisance en informatique) et de réaliser une formation universitaire en 5 ans. J’ai été alors amené à passer 3 ans à l’Université Toulouse Jean-Jaurès pour y suivre une formation généraliste en Géographie, la Licence Géographie, Aménagement et Environnement, qui m’a donné entre autres la possibilité de suivre 4-6h par semaine des cours d’Informatique afin de me préparer au mieux au métier de cartographe. Arrivé au terme de la Licence, je devais renforcer ma formation par un Master en cartographie/géomatique car ces aspects n’ont été abordés que légèrement en Licence. Et c’est ainsi que j’ai fait le choix de me diriger vers le Master Géomatique de Montpellier car c’est celui qui m’a semblé, au vu des programmes affichés, le plus consistant parmi tous ceux qui se présentaient devant moi.

Pour maintes raisons, je ne regrette à l’heure actuelle aucunement d’avoir fait ce choix. Tout d’abord, l’équipe pédagogique (composée à la fois d’enseignants, de chercheurs et de professionnels de la géomatique) est motivante, elle donne envie de faire ce qu’elle enseigne et expose. Elle est à l’écoute des étudiants, et exige d’eux une part relativement importante de travail personnel, ce qui nous pousse à développer de l’autonomie dans l’acquisition de nouvelles connaissances et à gagner de manière considérable en savoir-faire. Ensuite, le contenu et la diversité des enseignements se sont avérés conséquents comme j’avais pu l’imaginer, et fournissent toutes les bases pour la bonne intégration d’un géomaticien dans le monde professionnel, à en juger par exemple par mon retour d’expérience de mon stage de fin d’études (de 6 mois) : les outils et les environnements de programmation mis à ma disposition lors de mon stage n’ont pour la plupart pas été évoqués pendant ma formation, cependant leur fonctionnement se rapprochait de choses abordées en cours, ce qui m’a permis de me les approprier rapidement. Enfin, les nombreuses interventions de professionnels de la géomatique et d’anciens étudiants du Master nous ont donné un bon aperçu de tout ce qui pouvait être attendu d’un géomaticien, ce qui n’était pas forcément évident à cerner seulement par les cours et les projets menés pendant les 2 ans de formation.

Par ailleurs, mon stage de fin d’études, effectué à CLS Collecte Localisation Satellites (filiale du CNES et IFREMER), entreprise située à Ramonvile-Saint-Agne (commune limitrophe de Toulouse), a été une superbe expérience. J’ai pu travailler avec des personnes riches en savoir et profiter de mes qualités et de mes compétences pour leur montrer un peu tout ce dont un géomaticien est capable d’inventer, de créer avec les matériaux qui ont été mis à ma disposition (données de localisation des navires du monde entier). Malheureusement, il a manqué un peu de temps, et de moyens, pour que je mène à bien jusqu’au bout toutes les missions que j’avais entreprises. Le manque de temps, c’est un peu aussi ce qu’on pourrait reprocher à certains enseignements dispensés par la formation, notamment les enseignements thématiques, qui sont abordés trop rapidement et pas de la façon la plus pédagogique : selon moi, il aurait fallu qu’un plus grand nombre d’heures soient allouées à ces enseignements, et que les connaissances transmises soient interrogées autrement que par simplement des dissertations/commentaires.

                Venant de finir mon stage de fin d’études, j’ai pour projet pour ces prochaines années de découvrir et connaître les multiples facettes du métier de géomaticien, car il peut occuper tout un tas de fonctions intéressantes et enrichissantes. Mais surtout, j’espère que j’aurai l’occasion de pratiquer ce pour quoi je suis le plus doué : faire des cartes.

 

 

LE CHARPENTIER Hugo | Chef de projet SIG - interview à la revue SIGMAG Campus Décembre 2017

Service Information Géographique et Ouverte
Direction des Systèmes d’Information
Site de Montpellier

hugo.le-charpentier@laregion.fr | Tél.: +33 (0)4 67 22 80 94
www.laregion.fr 

 

Quand avez-vous suivi le master géomatique ? Quels diplômes aviez-vous à ce moment-là ? Pourquoi avoir choisir cette université et cette filière? reçu sur dossier ? Quel a été le montant de la formation ?

 

·  J'ai suivi le master géomatique (anciennement Master SIIG3T) dont les cours étaient distribués entre l'université Montpellier II et Montpellier III de 2007 à 2009. 

o Après avoir obtenu mon Baccalauréat général, série économique et sociale au Lycée Notre-Dame de la Providence à Ussel en Corrèze (19), j'ai suivi et obtenu une licence générale de géographie à l'Université de Limoges (87). Les deux premières années étaient générales puis la troisième année offrait la possibilité de suivre plusieurs spécialités dont le SIG. C'est cette dernière que j'ai suivie. J'ai donc obtenu ma Licence de Géographie mention SIG en 2007. 

o J'ai suivi cette filière (MASTER SIG à finalité professionnelle) car ce diplôme était la suite logique de mon cursus. J'avais des compétences en informatique et en géographie. L'outil informatique étant corrélé au développement des nouvelles technologies de l'information et de la communication, le SIG était une filière en devenir. En effet, progressivement la carte numérique penait le pas sur la carte "papier". Aussi la cartographie, et plus particulièrement le SIG, restait un outil puissant d'aide à la décision qui avait toute sa place dans un cursus de géographie.

o A l'époque, après ma licence j'avais postulé sur dossiers à deux MASTERS à finalité professionnelle (Carthagéo à Paris Diderot et SIIG3T à Montpellier). J'ai privilégié le cadre de vie, le coût de la vie et donc le SUD. J'ai toujours bénéficié d'un cursus en Faculté donc un enseignement gratuit (sauf coût de l'inscription en FAC, chaque année).

o J'ai choisi cette filière car j'aime les cartes, la géographie. La géographie c'est voyager, c'est connaître un territoire, c'est analyser. J'ai choisi cette filière par affinité.

 

Globalement, qu’est-ce qui vous a satisfait dans cette université et ce cursus ? au contraire, qu’est-ce qui a pu vous décevoir ?

 

·  J'ai suivi un Master à finalité professionnelle. Même si nous avons "essuyé" les plâtres étant l'une des premières promotions, nous avions tous conscience que nous étions "précurseurs" dans ce domaine. Le SIG était un monde nouveau. Les cours magistraux étaient riches et intéressants (certains plus que d'autres) mais dans ce genre de cursus il est important de toucher un peu à tout au début même si ça ne plait pas forcément. 

·  Les cours étaient dispensés à la fac de Montpellier II pour les cours d'informatiques pures + Montpellier III pour la cartographie et le SIG. Le programme était donc dense et complet.

·  Au niveau des points négatifs, peut-être la difficulté à trouver un stage, même si l'offre était intéressante. Nous n’étions pas forcément bien accompagné. Aussi, il n’y avait pas assez d'interventions de professionnels du métier. Pourtant, lorsque l'on est étudiant il est indispensable et nécessaire de pouvoir se projeter dans son futur domaine d'activité avec des témoignages concrets. 

 

Est-ce que vous aviez étudié de près ou de loin des concepts géomatiques avant cela ? Pensez-vous pouvoir mettre en pratique les apports du module SIG à l’avenir dans votre carrière professionnelle ?

 

·  Oui en licence dès la deuxième année puis de manière plus spécialisée en troisième année. Je suis actuellement Chef de projet SIG (Ingénieur Territorial et donc fonctionnaire) au Conseil Régional Occitanie (site de Montpellier) à la Direction des Systèmes d'information, au service de l'information géographie et ouverte. Par conséquent, je fais du SIG tous les jours. (Concours d'Ingénieur Territorial obtenu en 2015, recruté au CR dans la foulée)

·  Avant ce poste, j'étais à la cellule SIG du Département de l'Aude à Carcassonne sur un poste de Technicien SIG après réussite de concours de la FPT (Technicien Principal Territorial de 2nd Classe, obtenu en 2014).

·  Avant d'entrer dans la FPT, j'ai travaillé dans le privé, un an à la Coopérative Forestière Bourgogne Limousin à Ussel en Corrèze (19) au service cartographique en 2014 (avant d'avoir le concours et d'entrer dans la FPT). J'ai travaillé également en 2013 dans un bureau d'étude SIG, AVINEON à Montpellier (CDD 4 mois), à la Chambre d'agriculture de la Corrèze (CDD 1 mois) au SIG pour la gestion de parcellaire agricole, puis un an en 2011-2012 à PIXELIUS (Groupe FIT) à Montpellier en technicien de conversion SIG (travaux de digitalisation à partir d'images satellites).

·  Je participe également à des cartographies dans des livres d'Histoire publiés chez Fayard Histoire (Exemple : Libres et sans fers de Frédéric Régent), professeur d'Histoire à la Sorbonne. Il s'agit de mon cousin germain d'où ma participation à ces publications. 

 

Actuellement, quelle est votre situation (en stage ? en recherche de poste ? ) ? si vous êtes en recherche de poste, quel type de postes visez-vous ?

 

·  J'ai répondu précédemment à la question. J'ai un bon poste, je ne suis pas en recherche de nouveau poste. Ma carrière professionnelle se déroulera dans la plus grande collectivité régionale à savoir le CR Occitanie où je pourrai à terme évoluer sur d'autres postes (Responsable de service, Directeur de Projet).

 

Votre âge, ville de résidence.

·  J'ai 31 ans et j'habite à Montpellier (34).